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  • Photo du rédacteurOstéopathe île de Nantes

Grossesse et constipation : ostéopathie et conseils naturels


La constipation est une affection plutôt fréquente pendant la grossesse, touchant près de 2 femmes enceintes sur 5.

Elle peut toucher aussi bien les mères ayant déjà vécu des grossesses tout comme les femmes n’en ayant jamais eu. On considère qu’il y a constipation lorsque les selles sont sèches, difficiles à évacuer et que leur fréquence est inférieure à 3 fois par semaine. Mais cette règle ne s’applique pas forcément à tout le monde, certaines personnes iront plus ou moins fréquemment à la selle que la norme, c’est dans leur nature et ce n’est pas forcément pathologique ! On parle plutôt de constipation pathologique lorsque celle-ci s’accompagne de lourdeur, de ballonnement, ou de douleurs à la défécation, voire des hémorroïdes.

Et rassurez vous : la constipation n’a pas de répercussion sur le développement de votre futur bébé ni sur votre santé !


Les causes de constipation durant la grossesse


Causes hormonales de la constipation

Pendant les 9 mois de grossesse, la forte production de la progestérone favorise un relâchement des tissus dont les muscles intrinsèques du colon. Sa baisse de tonicité va donc ralentir le transit intestinal. En plus de cela, cette hormone augmente l’absorption d’eau dans le corps, diminuant la teneur en eau dans les selles, atténuant donc le glissement des selles contre la paroi intestinale favorisant une stagnation des matières fécales à l’origine de la constipation. C’est un peu comme un savon qu’on jette sur une surface plane, s’il est sec il n’avancera pas beaucoup, si on rajoute de l’eau sur le savon il glissera plus loin.

Causes mécaniques de la constipation

Avec l’augmentation progressive de taille de l’utérus, l’intestin et le côlon peuvent se retrouver comprimés par ce dernier. Cette compression ralentit le fonctionnement de ces organes, ralentissant le transit des aliments.

L’activité physique a habituellement un effet de brassage des intestins grâce à l’activité du diaphragme thoracique (muscle servant à respirer) et aide à la digestion. Une diminution de l’activité physique lors de la grossesse stimule donc moins bien mécaniquement les intestins et peut donc favoriser une constipation.

Causes alimentaires de la constipation

Certaines d’entre vous ont peut-être eu à changer votre alimentation à cause des nausées. Et ceci peut avoir un double impact sur votre transit :

  • Ces nausées sont parfois accompagnées de vomissement et d’une perte d’eau importante pouvant vous déshydrater. Et comme on l’a dit plus haut, un transit sans eau, c’est un transit ralenti (image du savon). Donc pour pallier à ça, pensez à vous hydrater !

  • Le changement soudain d’alimentation peut chez certaines femmes troubler le transit et favoriser une constipation.

Si lors de votre grossesse vous souffrez d’anémie (carence en fer), il est probable que vous preniez des suppléments pour traiter vos symptômes. Sachez que certains compléments alimentaires en fer prescrits lors de la grossesse peuvent favoriser la constipation selon le produit. Si vous pensez que c’est le cas en lisant les effets indésirables de ce dernier, demandez conseils conseil à votre médecin généraliste ou à votre pharmacien !


Lorsque la constipation est liée à des changements physiologiques lors de la grossesse comme on vient de le voir, elle est alors plus marquée durant la deuxième partie de grossesse (lorsque les causes hormonales et mécaniques sont accentuées). La constipation peut après perdurer durant deux à trois mois après l’accouchement et le transit revient ensuite à son état antérieur.


Les conseils naturels de votre ostéopathe pour réduire les constipations

Lors de constipation, les premières choses à faire sont de s’hydrater régulièrement, de manger plus de fruits et de légumes, de bouger davantage, et de respecter une hygiène intestinale correcte.


Constipation et alimentation : adoptez des mesures hygiéno-diététiques

Pensez à vous hydrater en buvant entre 1,5L et 2L (6 à 8 verres), idéalement de l’eau riche en magnésium favorisant le transit. Une alternative serait de boire des tisanes, bouillons ou des jus de fruit dilués.

Lors de la grossesse, il est important d’augmenter son apport en fibres. Les fibres aident le travail des intestins : certaines d’entre elles augmentent le volume des selles accélérant leur passage dans l’intestin tandis que d’autres retiennent l’eau dans les selles. Voici une liste non exhaustive d’aliments riches en fibre :

  • Fruits (pommes, agrumes, fraises) et légumes (chou, brocoli, haricots)

  • Céréales à grains entiers (son de blé, son d’avoine, orge)

  • Légumineuses (haricots rouges, lentilles, pois chiches)

  • Noix et graines (graines de lin, de chia)

  • Fruits secs (les pruneaux sont très recommandés, à consommer à raison de 2 à 3 fois par jour)

A contrario il existe des aliments à éviter qui favorisent la constipation :

  • Fritures

  • Plats en sauce

  • Pâtisserie

  • Boissons gazeuses

… ou du moins ralentissent le transit : riz blanc, chocolat, carotte cuite.

Enfin, il pourrait être intéressant d’incorporer des probiotiques dans votre alimentation comme les laitages au bifidus actif. Le bifidus est une bonne bactérie qui soutient la flore intestinale et améliore le fonctionnement du système digestif.


Bougez ! Un conseil simple pour aider aux constipations lors de la grossesse

Même si vous êtes enceinte, le sport n’est pas à proscrire ! En plus de vous permettre de rester en forme, l’exercice physique diminue le risque de constipation donc si vous le pouvez, pratiquez une activité musculaire régulière (marche, natation, gymnastique douce, yoga, ...). Ceci permettra de muscler la sangle abdominale et améliorer les mouvements de l’intestin.


Hygiène intestinale : certaines habitudes sont à prendre pour aider à aller à la selle plus fréquemment

  • Essayez d’aller aux toilettes tous les jours à la même heure (le matin ou après un repas sont recommandés).

  • Allez à la selle lorsque le besoin se fait sentir et ne vous retenez pas.

  • Installez vous correctement sur le siège des toilettes et mettez les pieds sur un petit banc de façon à avoir les genoux légèrement plus hauts que le niveau des hanches. Vous pouvez également appuyer les avants bras sur les cuisses. Cette position peut parfois faciliter l’évacuation des selles.

  • Un massage du ventre en décrivant un cercle dans le sens des aiguilles d’une montre peut être utile, même s’il est difficile à partir du 6ème mois de grossesse.


L’ostéopathie pour combattre la constipation lors de la grossesse

L’ostéopathie est indiquée en cas de troubles digestifs. Qu’il s’agisse de constipation ou non, que vous soyez enceinte ou pas !

Votre ostéopathe Anaïs de MARCH aura d’abord pour tâche d’identifier les potentielles causes de votre constipation afin de pouvoir au mieux vous conseiller tout au long de votre grossesse.



Ensuite, il pourra diagnostiquer et traiter les diverses structures pouvant avoir un impact sur le fonctionnement de votre système digestif :

Localement : votre ostéopathe pourra vérifier et traiter la mobilité de l’ensemble du tube digestif. Une attention particulière à la mobilité de votre côlon, ainsi que sa vascularisation et son innervation permettant une meilleure fonctionnalité de ce dernier.

A distance : il est également très important de vérifier les structures aux alentours qui pourraient avoir un impact sur la mobilité de vos organes comme le bassin, les lombaires, la cage thoracique, la sangle abdominale et les diaphragmes pelviens et thoraciques.

Ce travail associé à des conseils personnalisés permettront de relancer votre transit et de faciliter l’évacuation de vos selles !


A quel moment consulter un spécialiste lorsque l’on est constipé ?


Si malgré tout cela la situation ne s’améliore pas, ou si vous présentez un saignement, un arrêt des matières et des gaz ou des vomissements, il faut en parler à son médecin traitant, gynécologue ou sage-femme. Cette démarche est importante, d’une part pour votre confort de vie mais également pour éviter l’apparition d’hémorroïdes et/ou les infections urinaires.

La prise d’un laxatif doit être faite sur les conseils d’un spécialiste (médecin généraliste, gynécologue ou sage femme) et pour une durée limitée et tout en continuant à respecter les mesures hygiéno-diététiques.



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