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  • Photo du rédacteurOstéopathe île de Nantes

Origines des douleurs pelviennes.




Pesanteur, douleurs dans l’abdomen, irradiations dans le périnée… Les douleurs pelviennes, dont il n’est pas toujours facile de parler, peuvent rapidement devenir chroniques et un lourd handicap pour les personnes qui en souffrent. Bien qu’on les associe souvent à la sphère gynécologique, elles ne sont pas toutes liées à des problématiques d’utérus et d’ovaires – d’ailleurs, les hommes peuvent aussi souffrir de douleurs pelviennes ! Quelles en sont les causes, comment les identifier et vers quels traitements se tourner ?


Les douleurs pelviennes d’origine gynécologique

Bien que le système gynécologique ne soit pas le seul à l’origine de douleurs pelviennes, il en reste la cause principale chez les femmes. Les douleurs pelviennes peuvent toucher plusieurs organes reproducteurs féminins : voici les principales pathologies possibles.


Les douleurs pelviennes en lien avec le cycle menstruel

Tout d’abord, les douleurs pelviennes les plus fréquentes (et auxquelles on pense en premier lieu) sont celles liées au cycle menstruel. Il peut s’agir des crampes utérines lors des règles qui visent à éliminer le tissu endométrial ou encore lors de l’ovulation. Ces douleurs concernent en général la globalité du petit bassin et surviennent de façon paroxystique (par pic douloureux) avec parfois un fond continu plus supportable.

Ces crampes sont produites sous l’influence des variations hormonales. Une contraception hormonée peut donc avoir une influence dessus : en être la cause ou bien une solution possible au problème.


Les ovaires et le syndrome des ovaires polykystique (SOPK)

Le syndrome des ovaires polykystiques, ou SOPK, est un trouble complexe lié à un déséquilibre hormonal. Il consiste en la formation de follicules (kystes remplis de liquide) à la surface de l’ovaire, dans lesquels des ovocytes se développent. La croissance de ces follicules est anormale et perturbe le cycle menstruel, avec des menstruations irrégulières et de possibles troubles de l’ovulation. Le SOPK provoque des douleurs ovariennes, souvent localisées d’un côté de la cavité pelvienne (bien que parfois bilatérales), qui ont tendance à être irradiantes. D’autres symptômes fréquents sont :

  • un cycle irrégulier,

  • une prise de poids,

  • une augmentation de la pilosité

  • de l’acné,

  • des problématiques d’infertilité.

Un suivi gynécologique est nécessaire pour la prise en charge de cette pathologie et de ses symptômes.


L’endométriose et adénomyose

Si cette pathologie, qui touche environ une femme sur 10, est aujourd’hui mieux reconnue et mieux prise en charge, elle n’en reste pas moins particulièrement handicapante. Les douleurs pelviennes et abdominales en sont le symptôme principal : chroniques et souvent auto-entretenues, elles surviennent principalement lors des règles, bien qu’elles puissent être présentes à d’autres moments du cycle. Du fait de l’inflammation permanente, une hypersensibilité tend à se développer, ce qui aggrave les douleurs.

Si vous présentez d’autres symptômes de l’endométriose et d'adénomyose (troubles digestifs, urinaires, fatigue chronique, dyspareunie…), il est important de consulter au plus vite afin d’accélérer la prise en charge de la maladie.


Douleurs pendant et après les rapports : les dyspareunies

Les douleurs pendant et après les rapports sexuels sont nommées « dyspareunies ». Il en existe deux types :

  • les dyspareunies « d’intromission » ou « superficielles » qui sont localisées à l’entrée du vagin, lors de la pénétration,

  • Les dyspareunies « profondes », plutôt localisées dans le bas ventre et le fond du vagin.

Une dyspareunie profonde peut être en lien avec une pathologie gynécologique (endométriose, adénomyose, kyste ovarien, fibrome…) qui se manifeste à cause de la compression mécanique lors de la pénétration. Ces douleurs doivent absolument être prises en charge pour en identifier la cause.


La ménopause

À la ménopause, et plus souvent lors de la préménopause, il est possible que des douleurs pelviennes soient ressenties suite à l’arrêt de l’activité des ovaires. Bien qu’elles ne concernent pas toutes les femmes, elles peuvent s’accompagner d’autres symptômes (constipation, bouffée de chaleur…). Des traitements d’hormones de substitution peuvent permettre de diminuer ces problématiques et de faciliter la transition vers la ménopause.


Les douleurs pelviennes d’origine digestive : les troubles gastro-intestinaux


Les douleurs pelviennes peuvent aussi être causées par des organes du système digestif : côlon, anses grêles, rectum… Plusieurs troubles gastro-intestinaux peuvent s’exprimer par des douleurs basses, de type spasmodique (douleur de crampes) : gastro-entérite, constipation chronique, amas de gaz lié à un mauvais transit… Il peut s’agir de pathologies fonctionnelles, sans lésions, qui passeront alors d’elles-mêmes.

Cependant, si la douleur est persistante (chronique) ou aiguë voire insupportable, il peut être nécessaire de consulter. Une douleur chronique peut être déclenchée par une tumeur (cancer du côlon ou non-cancéreuse) ou un abcès (amas de pus, dans l’appendicite par exemple). D’autres signes seront présents :

  • dans le cas d’une tumeur, des signes mécaniques : constipation, pesanteur…,

  • dans le cas d’un cancer, des signes généraux : amaigrissement, perte de l’appétit, fatigue profonde…,

  • dans le cas d’un abcès, des signes infectieux : fièvre, nausées/vomissements…

Dans tous les cas, si vous suspectez l’une de ces atteintes, vous devez consulter votre médecin au plus vite.


Les douleurs pelviennes d’origine urinaire


La cavité pelvienne est également le siège de la portion terminale du système urinaire : uretères, vessie, urètre. Des pathologies urinaires peuvent donc être la cause de douleurs pelviennes : infections (cystite, très fréquentes chez les femmes), calculs calciques, inflammations générales (cystite interstitielles). La douleur urinaire vésicale/urétrale est souvent ressentie comme une pesanteur, avec d’autres signes possibles :

  • augmentation de la fréquente des mictions, sensation d’avoir besoin d’uriner mais jet très faible.

  • résidu mictionnel, sensation de ne pas pouvoir tout évacuer.

Un simple test urinaire (ECBU) permet de diagnostiquer une infection urinaire, qui se traite très bien par antibiotiques. Une consultation chez le médecin permet de se débarrasser de ces pathologies rapidement.


Les douleurs pelviennes d’origine musculosquelettique


Les douleurs pelviennes ne concernent pas forcément que les organes de la cavité abdominale ! En effet, bien que plus rares, elles peuvent être la conséquence de déséquilibres musculosquelettiques : traumatisme sur les os du bassin (chute, accouchement…), déchirure musculaire (du périnée ou des muscles abdominaux), fibromyalgie… Une prise en charge médicale peut être nécessaire si une lésion est présente, et dans le cas des troubles fonctionnels.


Les douleurs pelviennes psychosomatiques


Les douleurs de la cavité pelvienne, comme les douleurs abdominales et thoraciques, peuvent aussi d’origine psychosomatique. Bien que plus rares, il peut donc s’agir de douleurs causées par le stress, la dépression ou d’autres troubles de santé mentale.

Si les douleurs pelviennes psychosomatiques sont relativement peu fréquentes, elles sont souvent retrouvées chez les personnes ayant été victimes d’abus physiques, psychologiques et sexuels. Des antécédents d’agression et de violences sont donc des facteurs de risque. Ces douleurs doivent être prises en charge au même titre que les autres, par le corps médical et paramédical (psychologue…).


Douleur pelvienne aiguë : les urgences à côté desquelles il ne faut pas passer


Si bon nombre de douleurs pelviennes sont chroniques, les douleurs pelviennes aiguës signent souvent des urgences à côté desquelles il ne faut pas passer. Il peut s’agir de :

  • une appendicite, qui nécessite une prise en charge chirurgicale en urgence,

  • une grossesse extra-utérine, qui doit de la même façon être prise en charge en chirurgie le plus vite possible,

  • une torsion ovarienne,

  • une déchirure intestinale,

  • une rupture d’un abcès,

  • un anévrisme de l’aorte.

Si vous présentez une douleur aiguë, transfixiante, insupportable, qui s’accompagne de fièvre, de nausées et vomissements voire de troubles de la conscience, vous devez vous rendre aux urgences.


Les douleurs pelviennes chez l’homme


Enfin, comme nous vous le disions en préambule, certaines douleurs pelviennes peuvent aussi être spécifiques chez l’homme. Tout d’abord, les hommes peuvent aussi être concernés par les douleurs périnéales (car oui, messieurs, vous êtes aussi dotés d’un périnée !), qu’il s’agisse de douleurs anales, coccygiennes, inguinales, scrotales… Les hommes peuvent aussi être touchés par les problématiques urinaires et digestives.

Cependant, il existe aussi des douleurs pelviennes spécifiques à l’appareil reproducteur masculin :

  • les torsions testiculaires : très douloureuses, il s’agit d’une urgence médicale au même titre que la torsion ovarienne,

  • la prostatite : aiguë ou chronique, cette infection de la prostate engendre une douleur profonde dans la cavité pelvienne, qui peut s’accompagner de troubles urinaires et de troubles de l’érection,

  • le cancer de la prostate (adénocarcinome) : il est l’un des plus fréquents chez l’homme après 50 ans ; d’installation progressive, il s’exprime le plus souvent par des signes d’obstruction mictionnelle (retenue mictionnelle, jet faible…) et peut entraîner des douleurs, notamment au niveau rectal.

Une prise en charge médicale est nécessaire afin d’effectuer un dépistage et, si nécessaire, un diagnostic, pour prendre en charge ces pathologies dont les complications peuvent être graves.


L'ostéopathie est indiquée pour soulager les douleurs pelviennes (hors urgences indiquées plus haut). Le but d'un traitement ostéopathique est de relâcher les tensions musculaires, faciales, et ligamentaires du corps. Une meilleure mobilité permettra aux tissus d'accepter plus de contraintes.



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